Film récent hors compétition

UN JOUR AVEC MON PÈRE

Nigéria
2026
1h34
VOST
De :
Akinola Davies Jr
Image :
Jermaine Edwards
Scénario :
Wale Davies & Akinola Davies Jr
Musique :
Duval Timothy & CJ Mirra
Avec :
Sope Dìrísù, Chibuike Marvellous Egbo, Godwin Egbo
Séance(s)

Dim. 08 Mars / Megarama / 16H30

Dim. 08 Mars / Megarama / 16H30

“Un jour avec mon père” est un récit semi-autobiographique (Akinola Davies Jr. y raconte une part de son enfance et de celle de son frère, Wale Davies, co-auteur du film) se déroulant sur une seule journée dans la capitale nigériane, Lagos, pendant la crise électorale de 1993.
Un père tente de guider ses deux jeunes fils à travers l’immense ville alors que des troubles politiques menacent.

Ce périple d’un jour se présente comme un défi au temps et à l’oubli, il est porté par un récit mélancolique et touchant qui reste toujours à hauteur des deux enfants. Il y a beaucoup de délicatesse dans la relation entre ce père-mystère aux prises avec un conflit politique, magnifiquement interprété par Sope Dìrísù, et ses deux enfants.

Mention spéciale à la Caméra d’Or, Festival de Cannes 2025
Mention spéciale, Chicago International Film Festival 2025
Prix du meilleur réalisateur, British Independent Film Awards 2025
Prix d’interprétation pour Sope Dìrísù, Gotham Independent Film Awards 2025

Critique(s)

Folarin peut-il épargner ses fils de la réalité du Nigéria ? Peut-il les protéger de l’agitation ? L’admiration des deux garçons pour ce père et pour ce pays peut-il survivre au désastre ? Bien qu’Anglais d’adoption, Akinola Davies Jr. regarde son pays comme un clan sans chef, sans leader pour le défendre des turbulences. De ce grand film sur la communauté, aussi grande qu’un État, aussi intime qu’une famille, émane une angoisse toute enfantine à voir le monde des adultes trembler et s’écrouler. Comme la lettre de deux enfants à leur père, comme un souvenir qu’ils tentent de graver dans leur esprit avant qu’il ne s’évanouisse, “Un jour avec mon père” dévaste par le contraste entre la grande maturité de sa forme, forgée par deux adultes, et la grande souffrance des deux enfants qui s’expriment à cœur ouvert.Cinemateaser.com, Emmanuelle Spadacenta, 18/05/2025
Présenté à Un Certain Regard, le sublime long métrage d’Akinola Davies est le premier film nigérian à être sélectionné à Cannes. Deux enfants discutent sur le perron d’une maison et se partagent un bol de pap, une plante pousse dans une fissure, des fourmis passent entre leurs pieds, une branche est secouée par le vent. Ils entendent leur père, souvent absent, s’habiller dans la chambre …/… Folarin est aussi mêlé à une organisation politique persécutée par le gouvernement, qui ne tarde pas à imploser et Lagos avec, dans ce contexte de crise électorale de 1993. Porté par une photographie sublime, «Un jour avec mon père» se distingue aussi par l’écriture poétique de son montage, qui relie sans cesse les actions concrètes des personnages à une sorte d’état intérieur, ou à quelque chose de plus grand qui les dépasse, sûrement l’univers riche et intime, d’un très bon cinéaste.Les Inrockuptibles, Maud Tenda, 18/05/2025
Ce film a marqué la première participation du Nigeria au Festival de Cannes. Un moment historique et aussi un grand moment de cinéma. Avec beaucoup de simplicité et d’intensité à la fois, le réalisateur suit la journée que deux frères passent à Lagos avec leur père, qu’ils voient rarement. C’est le 24 juin 1993, un jour d’élection où la démocratie est piétinée par le pouvoir militaire. Sur fond d’inquiétude, le père devient une sorte de héros protecteur, pourtant gagné par la nostalgie, la tristesse parfois. Un personnage que l’acteur Sope Dirisu, Britannique né de parents nigérians, rend inoubliable. Réalisé par Akinola Davies Jr et écrit par son frère, «Un jour avec mon père» nous donne à partager des liens qui ont existé et que le cinéma fait revivre avec une magnifique émotion.Télérama, Frédéric Strauss, 20/05/2025

Bande Annonce / Extrait

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