Film récent hors compétition

MASPALOMAS

Espagne
2026
1h55
VOST
De :
Aitor Arregi, José Mari Goenaga
Image :
Javier Agirre
Scénario :
José Mari Goenaga
Musique :
Aránzazu Calleja
Avec :
José Ramon Soroiz, Nagore Aranburu, Kandido Uranga
Séance(s)

Dim. 01 Mars / Megarama / 20H15

Dim. 01 Mars / Megarama / 20H15

A 76 ans, Vicente vit librement à Maspalomas, aux Canaries, où il s’est installé avec son compagnon 25 ans auparavant après avoir quitté sa famille. Leur relation vient de s’achever et Vicente compte profiter de la vie. Mais victime d’un AVC qui le laisse hémiplégique, il est rapatrié à Donostia où sa fille le place en maison de retraite. Il est alors forcé de dissimuler à nouveau son homosexualité et est confronté à un passé qu’il avait fui.

Après “Marco, l’énigme d’une vie” présenté l’an dernier au Festival Chefs Op’ en Lumière, le nouveau film d’Aitor Arregi et José mari Goenaga aborde avec une grande sensibilité les thèmes de l’homosexualité et de la vieillesse.

Interdit au moins de 16 ans

Coquille d’argent du meilleur acteur, Festival International de Cinéma de San Sebastian 2025
Prix de la critique & Prix du jury, Festival de Valenciennes 2025
Prix du scénario, Festival Cinespana Marseille 2025
Prix Cineuropa, Les Arcs 2025

Critique(s)

Les réalisateurs abordent, avec énormément de respect, de sincérité et de connaissances, un sujet qui lui aussi paraît tabou, et vit dans le placard : la sexualité et l’amour au troisième âge. C'est un sujet peu traité au cinéma (il y a très peu de films espagnols sur ce thème) (...) Pour tout cela et pour le travail splendide des comédiens, notamment du duo principal, Maspalomas se transforme en un film qui, comme “Une vie secrète”, parle des lourds secrets, des peurs et autres formes de répression auxquelles peuvent conduire l’ignorance, l’intolérance, la tendance de la société à tout vouloir étiqueter et la communication minimale entre les gens.Cineuropa, Alfonso Rivera, 23/09/2025
Le film se divise en deux parties distinctes : l’une aux îles Canaries, l’autre au Pays basque. La première, caractérisée par des couleurs et des sons saturés, reflète la joie et le bonheur exaltants du personnage. La seconde, plus sobre et feutrée, illustre son admission dans un établissement spécialisé où, pour éviter les problèmes, il n’a d’autre choix que de dissimuler son homosexualité, renonçant ainsi à son identité et à son intimité – une situation qui le met mal à l’aise. Les scènes explicites de la première partie contrastent fortement avec celles de la seconde, un choix justifié pour permettre aux spectateurs de comprendre et de ressentir pleinement le bouleversement profond que subit Vicente. La caméra capte également ces différences. À Maspalomas, Vicente bénéficie d'une cinématographie agile et fluide qui saisit à merveille la vitalité du protagoniste et la nuit canarienne. À San Sebastián, elle semble aussi refléter son incapacité à se mouvoir naturellement, nous piégeant dans le cadre aux côtés de ses démons intérieurs, frustrés par son fauteuil roulant. Cela représente non seulement le changement de décor que vit Vicente, mais aussi toutes les émotions qui l'agitent alors qu'il voit sa liberté lui échapper à nouveau, contraint de retourner dans le placard qu'il a tant lutté pour quitter à la fin de sa vie.Mutaciones, Carlos Samuel Herrera Martínez, 07/10/2025

Bande Annonce / Extrait

Ces films pourraient vous plaire