Film restauré

LE BOUCHER

France, Italie
1970
1h33
Version restaurée 2K
De :
Claude Chabrol
Image :
Jean Rabier
Scénario :
Claude Chabrol
Musique :
Pierre Jansen
Avec :
Stéphane Audran, Jean Yanne, Roger Rudel
Séance(s)

Lun. 02 Mars / Megarama / 14H00

Mar. 03 Mars / Megarama / 18H00

Lun. 02 Mars / Megarama / 14H00

Mar. 03 Mars / Megarama / 18H00

A un repas de noces, Mlle Hélène, jeune et sympathique directrice d’école, fait la connaissance de Popaul Thomas, le boucher du bourg, un ancien des guerres d’Indochine et d’Algérie. Ils se lient d’une amitié qui pourrait être de l’amour. Puis, un jour, dans ce village du Périgord, la vie quotidienne des habitants cesse brusquement d’être tranquille. Des femmes sont égorgées. Par qui ?

Un des grands films de Chabrol d’une infinie richesse sur la nature humaine, avec des images qui marquent, des images indélébiles, comme la goutte de sang qui tombe sur une tartine au beurre. La photographie de Jean Rabier, collaborateur attitré des cinéastes de la Nouvelle Vague, joue des contrastes de couleurs qui adviennent à des moments décisifs.

Prix de la meilleure actrice pour Stéphane Audran, Festival de San Sebastián 1970

Critique(s)

Claude Chabrol a écrit « le Boucher » en deux semaines, durant la période la plus fertile de sa carrière : en quelques mois, il vient de tourner « la Femme infidèle » et « Que la bête meure ». Son pitch a beau tenir sur un coin de nappe, le film déploie néanmoins une ampleur vertigineuse. « Le Boucher » fusionne l’indolence d’une chronique rurale, le frisson macabre d’un thriller hitchcockien et le spleen d’un mélo langoureux.Nouvelobs.com, Guillaume Loison, 10/07/2025
Peinture millimétrée d’une petite province, étude glaçante d’une fascination réciproque, grande histoire d’amour ratée et, surtout, portrait presque tendre d’un assassin : ce Chabrol est d’une précision et d’une humanité diaboliques.Télérama, Guillemette Odicino, 08/07/2025
Porté par l’interprétation de Stéphane Audran et de Jean Yanne, « Le Boucher » bénéficie également d’une mise en scène au cordeau, où beaucoup de choses sont suggérées. Jamais on ne s’appesantit sur un détail. La partition musicale, très réussie, instaure une impression d’inquiétude latente, comme si quelque chose allait se rompre. Formellement très soigné, offrant une histoire intense et ambiguë — voire dérangeante, dans le bon sens du terme, en ce qu’elle bouscule les certitudes — « Le Boucher » représente une des pierres angulaires de l’œuvre chabrolienne.Lebleudumiroir.fr, Éric Fontaine, 09/07/2025

Bande Annonce / Extrait

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