Classification festival

DIMANCHES

Ouzbékistan
2023
1h37
VOST
De :
Shokir Kholikov
Image :
Diyor Ismatov
Scénario :
Shokir Kholikov
Avec :
Abdurakhmon Yusufaliyev, Roza Piyazova, Nasrullo Nurov, Rano Sharipova
Séance(s)

Dim. 08 Mars / Megarama / 13H45

Dim. 08 Mars / Megarama / 13H45

Un couple de paysans âgés vit paisiblement dans un petit village de la campagne ouzbek où il travaille la laine. Peu à peu, son existence se voit bouleversée par les sollicitations de ses deux fils, qui insistent pour faire pénétrer la technologie chez eux malgré leurs réticences – et avec une idée derrière la tête : démolir la vieille maison qu’ils habitent pour en construire une nouvelle, afin que le plus jeune fils, ayant réussi à l’étranger, puisse en faire sa résidence secondaire. L’attachement du père de la famille pour sa vieille télévision et sa maison de toujours crée bientôt des tensions avec ses fils et sa femme…

Cette chronique toute en délicatesse et presque en apesanteur sur la disparition d’un monde, d’un temps, n’est pas sans rappeler le maître japonais Ozu.

Prix du jury de la critique, Festival International des Cinémas d’Asie de Vesoul 2024
Prix du meilleur film, Festival international de Shanghai 2023
Prix du meilleur réalisateur, Festival international de Kerala 2023

Critique(s)

Si Tati avait proposé à Ozu de réaliser un film à quatre mains en se donnant rendez-vous à mi-chemin, ils se seraient retrouvés en Ouzbékistan. Cette rencontre n’a jamais eu lieu, mais on peut la rêver à la découverte de « Dimanches », le premier film de Shokir Kholikov, surdoué et inconnu au bataillon, injustement raté par les plus grands festivals de cinéma.Les Inrockuptibles, Nicolas Moreno, 15/04/2025
Dans ses thèmes (l’inexorable délitement de la cellule familiale, la douleur de la séparation parents-enfants, la solitude pour seul horizon) comme dans sa grammaire (une caméra posée au sol, en légère contre-plongée), ce premier long métrage d’un jeune réalisateur ouzbek évoque le cinéma élégiaque de Yasujirō Ozu, avec une touche de malice digne d’Abbas Kiarostami. On a connu pires auspices.Télérama, Jérémy Couston, 15/04/2025
La technologie (écran plat, smartphone) rompt la répétitivité humble de ce quotidien tandis que la vieille maison familiale est désormais un obstacle à l’expansion de nouveau riche du fils aîné. Kholikov par ce contexte en mutation montre aussi l’exacerbation négative des archétypes que constitue initialement le vieux couple. Le silence bourru du patriarche se fait tyrannique et violent une fois ses habitudes menacées, la dévotion de la mère glisse vers la soumission patriarcale, et l’équilibre délicat de leurs existences s’estompe progressivement. Tout en décelant les influences évidentes d’un certain pan austère et poétique du cinéma iranien, Kholikov parvient à creuser un sillon personnel et prometteur dans ce beau galop d’essai.Cinemateaser.com, Justin Kwedi, 15/04/2025

Bande Annonce / Extrait

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