Film des invités

LA DOUBLE VIE DE VÉRONIQUE

France, Pologne
1991
1h35
Version restaurée 4K
De :
Krzysztof Kieślowski
Image :
Slawomir Idziak
Scénario :
Krzysztof Kieślowski, Krzysztof Piesiewicz
Musique :
Zbigniew Preisner
Avec :
Irène Jacob, Philippe Volter
Séance(s)

Ven. 05 Mars / Espace des Arts GE / 15H00

Ven. 05 Mars / Espace des Arts GE / 15H00

Weronica vit à Cracovie, en Pologne. La jeune femme croque la vie à pleines dents et irradie le monde de sa voix angélique. Véronique, française installée à Clermont-Ferrand, semble quant à elle habitée par une douce mélancolie. Ces deux femmes séparées par des milliers de kilomètres se croisent un jour, au loin. De là naît un film aux questions qui resteront en suspens, laissant le spectateur face à une œuvre poétique et trans-sensorielle.

En présence de
Agnès GODARD ( AFC)

Critique(s)

Si faire du cinéma c’est avoir un regard unique sur le monde qui nous entoure alors “La double vie de Véronique” s’impose comme une des plus éclatantes réussites du 7e art. Le raconter tient de la gageure, tant l’enjeu se situe au-delà de considérations purement scénaristiques. Succession de morceaux de bravoure, de plans jamais vus, d’instants de flottements, Kieslowski filme l’indicible.aVoir-aLire, Julien Elalouf, 23/02/2006
Sur les thématiques de l'alter ego et du destin, Krzysztof Kieslowski refuse les effets faciles et le risque de surinterprétation, pour questionner l'idée d'un autre nous-même, perdu au sein d'un ailleurs lointain. Dans un travail de précision, d'émotions et de sensations, il joue la carte du mystère, d'un monde parallèle où notre double réaliserait nos plus graves erreurs pour nous empêcher de les commettre ici-bas. Soutenu par la musique de Zbigniew Preisner, le long métrage suspend le cœur de son spectateur comme celui de sa nostalgique héroïne (Irène Jacob, magnifique), bientôt obligée de quitter une vie qu'elle ne peut réellement habiter. De ce lien aussi inexplicable que précieux, elle offrira à son autre elle-même la possibilité de s'accomplir, d'avancer dans son existence, malgré l'ombre tenace de la mélancolie. Pour Kieslowski, ce symbole représente un tournant majeur, une manière de choisir enfin l'espoir et le désir de saisir son identité en pleine lumière.La Cinémathèque française
Avec “La double vie de Véronique”, c’est une seconde carrière de metteur en scène qui commence pour Krzysztof Kieslowski. Accueilli en France comme l’une des dernières grandes consciences du cinéma européen, le cinéaste du Décalogue n’hésite plus à faire de ses héroïnes des icônes dédiées à l’amour. Vierges amantes et amoureuses souffrantes, elles sont le jouet du destin plus qu’elles ne jouent avec lui. Irène Jacob, loin d’être écrasée par ce double rôle, l’incarne avec une force d’inspiration rare. Quant aux images, accompagnées par les musiques de Zbigniew Preisner, elles portent le film à la frontière du sublime.Arte Boutique
Ressentir la musique de Zbigniew Preisner qui amène “La double vie de Véronique” à un autre niveau et lui confère son atmosphère étrange, envoûtante. Une composition qui trouve son plus grand souffle lors d’un opéra interprété par Weronica et un spectacle de marionnettes auquel assiste Véronique. Sans le travail de Zbigniew Preisner, La double vie de Véronique ne serait pas cette œuvre dont les images marquent profondément la rétine et hantent des jours entiers. Chaque plan imaginé par Krzysztof Kieslowski fait ressentir le lien spécial entre Weronica et Véronique, du choix des couleurs à la mise en scène de leurs habitudes communes.Le bleu du miroir, Nassim Chentouf

Bande Annonce / Extrait

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