Film restauré

DARLING

Grande-Bretagne
1965
2h08
VOST
Version restaurée 4K - Noir & blanc
De :
John Schlesinger
Image :
Kenneth Higgins
Scénario :
Frederic Raphael
Musique :
John Dankworth
Avec :
Julie Christie, Dirk Bogarde, Laurence Harvey
Séance(s)

Dim. 01 Mars / Megarama / 20H15

Ven. 06 Mars / Megarama / 20H00

Dim. 01 Mars / Megarama / 20H15

Ven. 06 Mars / Megarama / 20H00

Diana Scott est une enfant gâtée, consciente de sa beauté. Elle a épousé un homme jeune et candide, mais ce mariage fut un échec. Elle devient mannequin, lancée par un reporter de télévision qui a quitté sa femme pour elle. Mais Diana abandonne son amant pour un bel homme d’affaires, puis pour un prince italien. Ces différentes conquêtes lui permettent de gagner de l’assurance et de s’élever dans la société, mais peu à peu, elle prend conscience du monde artificiel dans lequel elle vit.

Dans ce portrait au vitriol d’une certaine haute société londonienne, Julie Christie y tient l’un de ses plus grands rôles. Ses jeux de séduction à la moralité douteuse oscillent dans un passionnant paradoxe entre naturel et fausseté.

Meilleure actrice, meilleur scénario original, meilleurs costumes, Oscars 1966

Critique(s)

C’est donc avec brio que “Darling” clôt la trilogie anglaise. Non seulement il constitue un épilogue thématique aux deux précédents films, en explorant un milieu social très différent et en montrant que les promesses dont il est porteur sont illusoires, mais il apporte également, via le personnage de Diana - époustouflante Julie Christie, à fleur de peau, justement oscarisée pour le rôle - une certaine nuance à l’approche quelque peu déterministe qui œuvrait dans les précédents volets. Cette nuance, on l’a vu, est toute relative : si Diana croit échapper au conformisme nauséeux de la haute société anglaise avec tous ses travers (racisme latent, entre autres), c’est avant tout parce que son affranchissement est une image, un rôle qu’elle prend plaisir à jouer. Néanmoins, à travers le choix d’un récit en voix off, et donc d’une certaine distance, Schlesinger met en avant, au-delà des failles sociales et des blessures de cœur, le mystère d’un individu que rien n’est susceptible d’affranchir, et dont la vie est une percée en avant déchirante, un cri d’espoir lancé à la morne inertie des conventions.aVoir-aLire.com, Jean-Patrick Géraud, 08/10/2025
Autopsie grinçante de la “dolce vita” d’une top-modèle asséchée par ses relations avec des hommes influents, “Darling” est une oeuvre générationnelle qui interroge sur les choix d’émancipation laissés à une gente féminine dans la dépendance d’une société sexiste. Au cœur du Londres branché des années 60, son ascension fulgurante, facilitée par un carriérisme décomplexé, va précipiter sa désespérance morale. Par la stylisation d’un microcosme superficiel, John Schlesinger brosse la satire sociale d’une époque effervescente en prélude au “Blow-up” d’Antonioni qui sortira l’année suivante en 1966.Il était une fois le Cinema, Alain-Michel Jourdat, 06/2025
Pourquoi le cinéphile se doit de consacrer deux heures de son temps précieux à ce film ? Tout simplement parce qu’il s’agit d’une œuvre matricielle, qui annonce toute la comédie anglaise qui explosera dans les années 1990-2000, en particulier “Le Journal de Bridget Jones” auquel on ne peut s’empêcher de penser. Mais attention, “Darling” n’a rien d’une gaudriole non plus et demeure une satire sociale grinçante, dans laquelle explose littéralement Julie Christie, tout juste révélée par John Schlesinger dans “Billy le menteur” et qui retrouve donc le cinéaste pour un rôle qui fera d’elle une star internationale, grâce auquel elle remportera d’ailleurs l’Oscar de la meilleure actrice. “Darling” est un bonbon acidulé, un plaisir de chaque instant, porté par une actrice flamboyante que l’on ne quitte pas d’une semelle du début à la fin, qui est observée avec l’œil d’un entomologiste, mais sans aucun jugement, comme un poisson sans cesse à la recherche du bocal qui pourra lui convenir, un temps, avant de jeter son dévolu sur un autre. Immense découverte que “Darling”, classé dans le top 100 des plus grands films britanniques du XXe siècle par le British Film Institute.Homepopcorn.fr, James Domb, 22/07/2025

Bande Annonce / Extrait

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