Film restauré

CINEMA PARADISO

Italie
1988
2h05
VOST
Version restaurée 4K
De :
Giuseppe Tornatore 
Image :
Blasco Guirato
Scénario :
Giuseppe Tornatore, Vanna Paoli
Musique :
Andrea et Ennio Morricone
Avec :
Philippe Noiret, Jacques Perrin, Salvatore Cascio, Marco Leonardi,  Isa Danieli 
Séance(s)

Dim. 01 Mars / Megarama / 15H30

Dim. 01 Mars / Megarama / 15H30

À Rome, à la fin des années 1980, Salvatore vient d’apprendre la mort de son vieil ami Alfredo. Par cette nouvelle, c’est toute son enfance qui remonte à la surface : son village natal, en Sicile, quand on l’appelait Totò et qu’il partageait son temps libre entre l’église (où il était enfant de chœur) et la salle de cinéma paroissiale, où régnait Alfredo, le projectionniste qui, au travers des films qu’il projetait, lui apprenait la vie.

“Cinéma Paradiso” nous conte une époque dont peu se souviennent encore. C’est un hommage lyrique et nostalgique porté par l’amour du cinéma populaire avec Philippe Noiret dans l’un de ses meilleurs rôles.

Grand prix du Jury, Cannes 1989
Oscar du meilleur en langue étrangère 1990
Prix du meilleur acteur pour Philippe Noiret & Prix spécial du jury pour Giuseppe Tornatore, Prix du cinéma européen 1989
Golden Globe du meilleur film de langue étrangère, 1990

Critique(s)

“Cinema Paradiso” suit le parcours intime de Salvatore autant que l’évocation de l’histoire du cinéma et de la place de la salle dans la cité. La dernière séquence du film est anthologique et résume à elle seule l’ambition de Giuseppe Tornatore. Alfredo, juste avant sa mort, a mis de côté une bobine de pellicule pour Salvatore. Celui-ci, revenu à Rome, visionne les images laissées par son ami. Il y découvre un bout-à-bout de toutes les séquences interdites qu’Alfredo a consciencieusement collées les unes après les autres. Ces baisers, qui parcourent un pan de l’histoire du cinéma, sont à la fois l’ultime marque d’amitié d’Alfredo pour son jeune ami devenu adulte et l’image parfaite de l’immortalité du cinéma. Des réminiscences qui se rappellent à tous les spectateurs que nous sommes, marqués à tout jamais par les films qui nous ont émus et touchés. Sans doute l’un des plus beaux hommages à la magie du cinéma et qui est devenu depuis sa sortie le film de chevet de tous les amoureux de la salle.aVoir-aLire.com, Guillaume Louradour, 27/10/2025
Je n’avais pas revu ce film depuis mon enfance. Simplement me souvenais-je de ce lieu suintant de vie et de chaleur, au cœur de la Sicile, où se trouve le Cinéma Paradiso, du lien si touchant entre Toto et d’Alfredo, de ces extraits de films qui transpirent la passion du cinéma. Et qu’il m’avait bouleversée.  Avec le recul des années, l’émotion fut encore plus forte. Les thèmes évoqués ont pris une tout autre résonance parce que ce que l’enfance laissait deviner, l’âge adulte a permis de l’expérimenter. La nostalgie. La mélancolie. L’écoulement du temps qui emporte tout, même les êtres chers. Mais c’est aussi tout ce que le cinéma, par son pouvoir magique, peut rendre éternel. Et tout ce que ce même temps dévoreur n’emporte pas : les rêves. Parce que Cinéma Paradiso est avant tout cela, une déclaration d’amour fou au cinéma. À sa capacité à procurer à tout ce qui est éphémère des accents d’éternité. Le cinéma, dans ce film, est plus que jamais une fenêtre ouverte sur les rêves, ceux qui bercent d’illusions réconfortantes.In the mood for cinema, Sandra Mézière, 06/06/2022
Le film-surprise de 1989 : une comédie délicieusement nostalgique, qui s’ouvre comme une fleur de papier dans l’eau. Plébiscité par la critique et par le public, “Cinema Paradiso” a tout pour plaire : l’amour du cinéma, l’idée géniale de créer un personnage de projectionniste devenant aveugle et l’atmosphère de “La Dernière Séance”  (la chanson d’Eddy Mitchell). Soit un cinéaste, établi à Rome depuis trente ans, qui revient dans son village en Sicile et revisite son passé, autour de la vieille salle du Cinéma Paradiso, abandonnée. Les souvenirs reviennent en même temps que les images des films coupés par le curé… Tornatore signe son meilleur film. Curieusement, ses autres titres, dont “Le Marchand de rêves”, en 1995, n’ont jamais renoué avec ce ton si chaleureux, si agréable. Et on retrouve Philippe Noiret dans l’un de ses meilleurs rôles, celui du projectionniste bourru qui ouvre les yeux d’un petit garçon sur les merveilles du septième art.Le Nouvel Obs, François Forestier, 31/05/2022

Bande Annonce / Extrait

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