Focus

L’IA selon Mihai Grecu

Espace des arts

Jeudi 5 mars / 15h45

Entrée libre

Réservation conseillée

Chez Mihai Grecu, les images ne documentent pas : elles hantent. Issues d’une mémoire fragmentée, filtrées par les outils de l’intelligence artificielle, elles composent un espace mental où l’histoire, le pouvoir et l’idéologie s’entrelacent dans une boucle sans fin. En puisant dans les esthétiques du totalitarisme d’Europe de l’Est, l’artiste ne cherche pas à reconstruire le passé, mais à en montrer la survivance – ses formes recyclées, sa logique infiltrée dans nos réalités contemporaines.

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L’IA est dorénavant dans tous les secteurs de l’activité humaine. Dans le monde de l’art, elle bouscule forcément les modes de fabrication et de circulation des images. Et de nombreux artistes, comme Mihai Grecu, s’en sont emparés pour créer un dialogue créatif avec cet outil, débouchant sur une nouvelle esthétique qui bouscule parfois la frontière entre image réelle et image recréée.

Né en Roumanie, Mihai Grecu est à la fois cinéaste expérimental, vidéaste et artiste. Il conjugue toutes ces formes à la fois, passant allègrement du film projeté à l’installation muséale, du dispositif de réalité virtuelle aux œuvres de crypto art. Il a suivi avec avidité les évolutions technologiques de l’image (vidéo, images de synthèse, animation 3D, hologramme…). Et c’est tout naturellement qu’il s’est emparé de l’IA pour poursuivre ses thématiques autour de l’histoire de l’art, la dénonciation des catastrophes écologiques et des totalitarismes. Le résultat : des univers parallèles entre rêve et cauchemar qui parlent avant tout des relations qu’entretient l’humain avec les images qu’il génère à l’ère du numérique.

La conférence de Mihai Grecu sera illustrée par de nombreux extraits de films et d’images générées avec l’IA.