Hommage à Jean Rabier (1927-2016)
l’un des grands directeurs de la photographie de la Nouvelle Vague, fidèle de Claude Chabrol…
Cadreur, sur Le Beau Serge, il deviendra chef op’ pour le tournage de Les Godelureaux… Suivront quarante autres films avec Claude Chabrol, dont trois majeurs présentés dans le cadre des films restaurés de cette 8ème édition du Festival Chefs Op’ en Lumière : Que la bête meure, Le Boucher et Juste avant la Nuit.
Jean Rabier a également travaillé pour d’autres réalisateurs sur des films majeurs, comme cadreur sur Ascenseur pour l’échafaud (Malle), Les Quatre Cents Coups (Truffaut), Plein Soleil (Clément), Léon Morin, prêtre (Melville) et comme directeur de la photographie sur Cléo de 5 à 7 et Le Bonheur (Varda), La Baie des Anges et Les Parapluies de Cherbourg (Demy).
Aussi à l’aise dans le noir et blanc naturaliste que dans les ocres typiques du cinéma français des années 70 et tout particulièrement des trois œuvres de Claude Chabrol proposées.
Films présentés
JUSTE AVANT LA NUIT
France, Italie - 1H46 - 1971 - VERSION RESTAURÉE
Réalisation : Claude Chabrol
Image : Jean Rabier
Avec : Michel Bouquet, Stéphane Audran
BAFTA Awards 1974 de la meilleure actrice pour Stéphane Audran
Charles Masson, chef d’entreprise et père de famille, est entraîné par sa maîtresse Laura dans des jeux pervers. Un jour, alors qu’elle lui demande de faire semblant de la tuer, il l’étrangle pour de bon…
Une perle noire méconnue de Chabrol aux accents dostoïevskiens sur la culpabilité en milieu bourgeois avec des personnages prêts à tout pour conserver réputation et confort.
MEGARAMA
Dimanche 1er mars / 10h
Dimanche 8 mars / 20h
LE BOUCHER
France - 1H33 - 1970 - VERSION RESTAURÉE
Réalisation : Claude Chabrol
Image : Jean Rabier
Avec : Stéphane Audran, Jean Yanne
À un repas de noces, une jeune et sympathique directrice d’école, fait la connaissance de Popaul Thomas, un ancien des guerres d’Indochine et d’Algérie. Ils se lient d’une amitié qui pourrait être de l’amour. Puis, un jour, dans ce village du Périgord, la vie quotidienne des habitants cesse brusquement d’être tranquille. Des femmes sont égorgées. Par qui ?
Un des grands films de Chabrol d’une infinie richesse sur la nature humaine, avec des images qui marquent, des images indélébiles, comme la goutte de sang qui tombe sur une tartine au beurre.
MEGARAMA
Lundi 2 mars / 14h
Mardi 3 mars / 18h
QUE LA BÊTE MEURE
France, Italie - 1H53 - 1969 - VERSION RESTAURÉE
Réalisation : Claude Chabrol
Image : Jean Rabier
Avec : Michel Duchaussoy, Jean Yanne
Meilleur film étranger, National Board USA
En Bretagne, alors qu’il revient de pêcher en bord de plage, un enfant est renversé par une voiture. Le conducteur prend la fuite et disparaît rapidement au premier carrefour du village. Veuf et écrivain, le père de l’enfant n’a plus qu’un seul but : la vengeance.
Tiré d’un roman de Nicholas Blake (pseudonyme du père de Daniel Day-Lewis), Que la bête meure concentre tout ce qui fait le sel et le meilleur du cinéma de Chabrol et de son scénariste fétiche de l’époque, Paul Gégauff.
MEGARAMA
Dimanche 1er mars / 18h
Samedi 7 mars / 13h45