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Le directeur de la photographie Élie Levé parle de ses choix de mise en image pour “Planètes”, de Momoko Seto

Présenté en clôture de la 64e Semaine de la Critique, lauréat du prix Fipresci à Cannes, puis récipiendaire du prix Paul Grimault au 49e Festival d’Annecy, Planètes, réalisé par Momoko Seto et mis en image par Élie Levé, est un film hybride, novateur, unique dans son fond comme dans sa forme. Le scénario : Quatre akènes de pissenlit explorent l’univers à la recherche d’une nouvelle planète accueillante suite à la destruction de la Terre. La technique : un savant mélange d’animation, de prise de vues réelles, de macro et de haute vitesse. Élie Levé nous raconte la création de ce projet fou, le développement des outils, les aléas de 260 jours de tournage aux quatre coins du monde, et l’assemblage minutieux du film en postproduction. 

La naissance du projet

Élie Levé : Momoko vient de l’École des Beaux-arts et du Fresnoy, une école d’art contemporain. Elle a fait un premier film d’études, Planet A, dans lequel elle commençait à utiliser des technologies comme le time-lapse, et où elle mixait des mondes réels et en maquette. Son troisième film de la série PlanetPlanet Σ, était produit par Les Films d’Arlequin et par Arte. Cette fois-ci elle a ajouté de la haute vitesse, et c’est à ce moment-là qu’on s’est rencontrés. Je travaillais dans une société qui s’appelle SubLab, spécialisée en haute vitesse et technologies hybrides. Le film a gagné l’Audi Short Film Awards à Berlin, a été présenté dans une centaines de festivals et a reçu une dizaine de prix dans le monde. À ce moment-là, on a eu une demande d’Arte qui commençait à produire des contenus VR. On a adapté l’univers de Momoko en 360° sur Planet ∞ mixant caméras haute vitesse, time-lapse et 360°. Ça a été un assez gros défi car on travaillait en sous-marin avec des têtards, et à l’époque, il n’y avait pas de caméra 360° donc on imprimait des rigs en 3D sur lesquels on mettait des GoPros car c’était les seuls outils qui permettaient d’aller sous l’eau, c’était vraiment la débrouille ! Il y a eu huit mois de postproduction. Rien que le rendu d’un seul plan a pris une semaine et trois jours de transfert de data ! Et par la suite elle a commencé a écrire Planètes, il y a dix ans.


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