Film en compétition
À BRAS-LE-CORPS
Suisse, Belgique, France
2026
1h38
De :
Marie-Elsa Sgualdo
—
Image :
Benoît Dervaux
Scénario :
Marie-Elsa Sgualdo, Nadine Lamari
Musique :
Nicolas Rabaeus
Avec :
Lila Gueneau, Grégoire Colin, Thomas Doret, Aurélia Petit
Séance(s)
Lun. 02 Mars / Megarama / 13H45
Jeu. 05 Mars / Espace des Arts GE / 10H00
Lun. 02 Mars / Megarama / 13H45
Jeu. 05 Mars / Espace des Arts GE / 10H00
Emma, quinze ans, enceinte à la suite d’un viol, défie sa communauté rurale protestante et répressive pour se frayer un chemin vers l’autodétermination. Transformant le traumatisme en catalyseur d’émancipation, elle affronte l’hypocrisie morale du village et le spectre de la Seconde Guerre mondiale qui l’entoure.
Critique(s)
Très bien construit par la réalisatrice et Nadine Lamari (avec entre autres une remarquable ellipse temporelle), le scénario brasse une matière beaucoup plus vaste qu’il n’y paraît au premier abord et sait toujours rebondir là où on ne l’attend pas. Une finesse narrative allant de pair avec une mise en scène simple, mais d’une très grande sensibilité (notamment les gros plans sur les visages) sous sa patine classique. En ressort à la fois un portrait très attachant d’une jeune femme pauvre en lutte pleine de bravoure (et de drame) pour son autonomie et contre la prédétermination à une époque où la rigidité des classes sociales, de la morale et de l’emprise masculine battaient leur plein (des éléments encore d’actualité à une autre dimension), et un film historique évoquant avec une grande justesse comment la dignité humaine pouvait (et peut toujours) être bafouée par l’abri dans le confort individuel au détriment de l’existence autrui.Cineuropa, Fabien Lemercier, 02/09/2025
Sobre, sensorielle, attentive aux silences et aux regards, la mise en scène de Marie-Elsa Sgualdo refuse l’emphase pour mieux capter la puissance contenue d’une révolte intime. Chaque plan semble traversé par une colère rentrée, une tension sourde qui affleure dans le moindre geste ou frémissement du visage de son héroïne. Ce n’est pas un féminisme flamboyant, mais un féminisme incarné, ancré dans la chair et la douleur, qui transforme la violence subie en force de résilience et en énergie vitale, vers un empouvoirement qui se libère enfin dans son ultime séquence.Le Bleu du Miroir, 2025
Bande Annonce / Extrait
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