Film récent hors compétition

À VOIX BASSE

France, Tunisie
2026
1h53
De :
Leyla Bouzid
Image :
Sébastien Goepfert
Scénario :
Leyla Bouzid
Avec :
Eya Bouteraa, Hiam Abbass, Marion Barbeau
Séance(s)

Ven. 06 Mars / Megarama / 19H30

Ven. 06 Mars / Megarama / 19H30

De retour en Tunisie pour les funérailles de son oncle, Lilia retrouve une famille qui ignore tout de sa vie à Paris. Déterminée à percer le mystère de la mort soudaine de son oncle, Lilia se retrouve confrontée aux secrets de famille, dans une maison où cohabitent trois générations de femmes.

En présence de
L’équipe du film

Critique(s)

D’une première partie où on la suit calfeutrée dans son secret, Lilia – qu’interprète Eya Bouteraa, magnétique –, adopte ensuite une trajectoire plus urbaine à la faveur de l’enquête qu’elle mène sur les circonstances de la mort de Daly. De filatures en entretiens furtifs se raconte l’urgence de mettre fin au silence, comme de reprendre contact avec une ville demeurée figée dans ses souvenirs. L’occasion pour Leyla Bouzid de raconter, avec la saisissante acuité quasi documentaire dont témoignait déjà son premier long, “À peine j’ouvre les yeux” (2015), les ambivalences et luttes de la jeunesse tunisienne. Fidèle à son titre, À voix basse avance à pas feutrés mais couve la même soif de liberté.TroisCouleurs, Laura Pertuy, 13/02/2026
En six jours, de l’enterrement au deuxième "Fark", l’intrigue développe patiemment les différents niveaux imbriqués d’une tempête en sourdine. Confidences, regards, découverte de lettres jamais envoyées, fragments d’explications, insinuations, peurs et incompréhensions se dénouant soudainement : en disséquant un destin douloureux contrarié dans le miroir d’un rêve d’épanouissement au grand jour réclamant une bonne dose de bravoure pour s’assumer, “À voix basse” déchiffre par petites touches intelligentes la complexité des sentiments les plus simples dans un microcosme encadré par des lois répressives d’invisibilisation des différences. Une étude in vivo très bien interprétée et bienveillante que Leyla Bouzid agence dans un joli style visuel en clair-obscur (Sébastien Goepfert à la direction de la photographie), tout en élégante retenue pour ne pas éclipser le cœur du récit, ce qui n’empêche pas quelques discrètes audaces très réussies (notamment des flashs de mélange du passé et du présent dans la même image). Une "modestie" très travaillée à l’image d’un film qui en dit beaucoup et en finesse avec une remarquable économie de moyens.Cineuropa, Fabien Lemercier, 13/02/2026

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