Classification festival

JUSTE AVANT LA NUIT

France, Italie
1971
1h46
Version restaurée 2K
De :
Claude Chabrol
Image :
Jean Rabier
Scénario :
Claude Chabrol d’après le roman d’Edward Atiyah, The Thin Line
Musique :
Pierre Jansen 
Avec :
Michel Bouquet, Stéphane Audran, François Périer
Séance(s)

Dim.  01 Mars / Megarama / 10H00

Dim.  08 Mars / Megarama / 20H00

Dim.  01 Mars / Megarama / 10H00

Dim.  08 Mars / Megarama / 20H00

Charles Masson, chef d’entreprise et père de famille, est entraîné par sa maîtresse Laura dans des jeux pervers. Ainsi va-t-elle un jour jusqu’à lui demander de faire semblant de la tuer. Elle le provoque tant et si bien que Charles finit par l’étrangler dans le studio parisien où ils se rencontrent. Après avoir jeté dans une bouche d’égout un mouchoir compromettant, il rentre chez lui. Laura était l’épouse du meilleur ami de Charles, François Tellier, architecte, qui ne tarde pas à découvrir que celle-ci le trompait…

Une perle noire méconnue de Chabrol aux accents dostoïevskiens sur la culpabilité en milieu bourgeois avec des personnages prêts à tout pour conserver réputation et confort.  Dans le rôle des époux maudits, Stéphane Audran et Michel Bouquet sont tout simplement remarquables et bouleversants.

BAFTA Awards 1974 de la meilleure actrice pour Stéphane Audran

Critique(s)

Le chef opérateur Jean Rabier a certainement concocté pour « Juste avant la nuit » l’une de ses images les plus colorées et travaillées, se mettant par ailleurs entièrement au service de l’architecture extrêmement sophistiquée et avant-gardiste de la maison du couple Masson. Aussi bien dans ses abords extérieurs que dans les intérieurs, la caméra n’aura de cesse de condamner les personnages à la logique intrinsèque de cet habitat tape à l’œil, mais dont le circuit s’avère parfaitement dessiné pour le spectateur.Culturopoing.com, Guillaume Bryon-Caraës, 14/03/2015
Claude Chabrol n'aime pas qu'on évoque cette interprétation. « Juste avant la nuit » est, pourtant, le film le plus catholique (style doloriste) qu'il ait jamais tourné. Un homme tue sa maîtresse. Tout le monde veut l'empêcher de se dénoncer, même sa femme. Mais le héros - poussé par... mais par quoi, précisément : son inconscient, son éducation, la tentation de la pureté ? - cherche absolument à « confesser » son crime. Le but de Chabrol, évidemment, est de flétrir, une fois de plus, cette bourgeoisie sûre d'elle, satisfaite, convaincue de son impunité et prête à tout pour défendre l'ordre établi. Il a, cette fois, si l'on ose dire, péché, par ambiguïté involontaire. Le film lui a échappé pour atteindre une tragédie dostoïevskienne. Bouquet et Audran sont remarquables.Télérama, Pierre Murat, 09/2009

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