Film restauré

NUAGES FLOTTANTS

Japon
1955
2h04
VOST
Version restaurée 4K - Noir & blanc
De :
Mikio Naruse
Image :
Masao Tamai
Scénario :
Yōko Mizuki, d'après le roman de Fumiko Hayashi
Musique :
Ichirō Saitō
Avec :
Hideko Takamine, Masayuki Mori, Mariko Okada
Séance(s)

Lun. 02 Mars / Megarama / 16H00

Dim. 08 Mars / Megarama / 9H45

Lun. 02 Mars / Megarama / 16H00

Dim. 08 Mars / Megarama / 9H45

Après la défaite japonaise, Yukiko, dactylographe sans le sou, retourne à Tokyo dans l’espoir de renouer avec Tomioka, un homme marié avec qui elle a vécu une intense histoire d’amour en Indochine durant la Seconde Guerre mondiale. Mais si leurs retrouvailles ravivent les braises de cette ancienne passion qui les hante, le sombre et indécis Tomioka ne semble pas partager les espoirs de Yukiko. Luttant pour survivre dans une société dévastée, la jeune femme emploiera toutes ses forces à le reconquérir…

Encensé par Akira Kurosawa autant que par Yasujiro Ozu et considéré dès 1999 comme l’un des trois plus grands films japonais du XXe siècle par la revue de référence Kinema Junpo (aux côtés des “Sept Samouraïs” et de “Voyage à Tokyo”), “Nuages flottants” est un mélodrame foudroyant d’une mélancolie poignante jusque dans l’épure de sa mise en scène.

Critique(s)

« Nuages Flottants » est une œuvre sublime. Rarement un cinéaste aura aussi bien peint à l’écran le poids d’un bonheur passé qui, le temps défilant, s’apparente de plus en plus à un rêve lumineux devenu cancer de l’âme dans un présent de grisaille et de désillusions. Et Naruse put s’appuyer sur un duo d’interprètes exceptionnels : Masayuki Mori, inoubliable acteur chez Mizoguchi (« Les Contes de la lune vague après la pluie », « L’Impératrice Yang Kwei-fei ») ou Kurozawa (« Rashomon », « L’Idiot ») et, surtout, l’immense Hideko Takamine, actrice fétiche de Naruse sous la direction duquel elle tourna 17 fois.Cinéma Sans Frontières, Philippe Serve, 02/2007
Comme souvent chez Naruse, il s’agit d’un mélodrame avec tous les codes propres au genre : une histoire d’amour tragique sur plusieurs années, assaisonnée d’adultère, de viol, de crime passionnel et de maladie fatale. Mais un mélodrame sidérant de modernité par son absence de pathos, son réalisme social (on y voit une manifestation d’ouvriers chantant L’Internationale) et la trivialité sarcastique de ses dialogues.Télérama, Samuel Douhaire, 14/10/2025
La magie du cinéma de Naruse se trouve dans ces secondes où rien ne se passe. Dans les regards qui s’échangent en laissant planer le silence. Dans les mouvements légers d’une caméra qui observe sans se faire intrusive. Dans cette contemplation aux élans lyriques et magiques. En voyant « Nuages flottants », on comprend mieux pourquoi le talent du cinéaste est aujourd’hui mis en avant. Une tasse de thé, un parfum subtil qui s’en dégage. Le rayon de soleil d’un matin de printemps, la brume d’une belle nuit d’été, rafraîchissante et enivrante comme un bon vin. « Nuages flottants » fait partie de ces films aériens qui agissent comme une pause dans le temps ; captation du temps qui passe, que l’on arrête pour apprécier les moindres détails…Il était une fois le cinéma, Michael Kuntz

Bande Annonce / Extrait

Ces films pourraient vous plaire