Film restauré

QUE LA BÊTE MEURE

France, Italie
1969
1h53
Version restaurée 4K
De :
Claude Chabrol
Image :
Jean Rabier
Scénario :
Claude Chabrol et Paul Gégauff, d’après le roman éponyme de Nicholas Blake
Musique :
Pierre Jansen
Avec :
Michel Duchaussoy, Jean Yanne, Caroline Cellier
Séance(s)

Dim. 01 Mars / Megarama / 18H00

Sam. 07 Mars / Megarama / 13H45

Dim. 01 Mars / Megarama / 18H00

Sam. 07 Mars / Megarama / 13H45

En Bretagne, alors qu’il revient de pêcher en bord de plage, un enfant est renversé par une voiture. Le conducteur prend la fuite et disparaît rapidement au premier carrefour du village. Veuf et écrivain, le père de l’enfant n’a plus qu’un seul but : la vengeance. Et comme la police échoue à trouver une quelconque piste à suivre, il décide de mener lui-même sa propre enquête.

Pour beaucoup, “Que la bête meure” est le sommet de l’œuvre de Chabrol. Tant Michel Duchaussoy que Jean Yanne, tous deux excellent dans un affrontement sans pitié, l’un en homme coincé aux apparences moralistes, l’autre en être désinhibé à la morale très libre.

National Board USA, meilleur film étranger

Critique(s)

Chabrol est un expert en manipulation du spectateur. Plutôt que la critique sociale, son sujet, aussi inépuisable qu’éternel, est l’ambiguïté. « Que la bête meure » est adapté d’un roman anglais de Nicholas Blake, pseudonyme du poète Cecil Day­ Lewis. En ne gardant que la trame globale de l’ouvrage – un homme veut tuer l’assassin de son fils – Chabrol et son vieux complice Paul Gégauff se laissaient toute liberté d’aborder leurs thèmes de prédilection. À partir de cette banale histoire de vengeance, le cinéaste et son scénariste préféré construisent une fascinante machine à douter, donc à rêver.Les Inrockuptibles, Frédéric Bonnaud, 30/11/1995
Chez Chabrol, la lutte des classes n’est pas un vain mot et l’on mesure à quel point, dans cette œuvre au titre radical, comme dans un autre de ses films si notoirement marxiste, « La cérémonie », l’ironie féroce contre la bourgeoisie ne préserve pas plus l’entourage que l’incarnation d’un statut sous la forme d’un individu : les non-dits de la famille dessinent un horizon d’hypocrisie indépassable, rendent possible l’existence d’une créature monstrueuse, hurlante avant que d’être, dans une scène à glacer le sang, où l’efficacité du hors-champ est exploitée à son maximum. En salaud bouffi de prétention dérisoire, Jean Yanne est inoubliable. De son côté, Michel Duchaussoy incarne, avec une impressionnante densité dramatique, un personnage irrémédiablement blessé qui n’a plus rien à perdre.aVoir-aLire.com, Jérémy Gallet, 16/12/2020
C’est un film intense où Chabrol approche la perfection. Cela lui a valu d’être comparé à Hitchcock et à Fritz Lang, le premier pour l’habileté dans le dosage des éléments qui génère une tension croissante et le second pour le portrait du Mal et pour la réflexion induite sur la culpabilité. La détermination froide de son justicier et l’animalité de la « bête » qu’il va débusquer forment un antagonisme absolu.Film-œil-ecran.com, 23/04/2016

Bande Annonce / Extrait

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