Film en compétition

ROMERIA

Espagne, Allemagne
2026
1h55
De :
Carla Simón
Image :
Hélène Louvart
Scénario :
Carla Simón
Musique :
Ernest Pipó
Avec :
Llúcia Garcia, Mitch, Tristán Ulloa
Séance(s)

Mer. 04 Mars / Espace des Arts GE / 20H15

Ven. 06 mars / Megarama / 13H45

Mer. 04 Mars / Espace des Arts GE / 20H15

Ven. 06 mars / Megarama / 13H45

Afin d’obtenir un document d’état civil pour ses études supérieures, Marina, adoptée depuis l’enfance, doit renouer avec une partie de sa véritable famille. Guidée par le journal intime de sa mère qui ne l’a jamais quittée, elle se rend sur la côte atlantique et rencontre tout un pan de sa famille paternelle qu’elle ne connaît pas. L’arrivée de Marina va faire ressurgir le passé. En ravivant le souvenir de ses parents, elle va découvrir les secrets de cette famille, les non-dits et les hontes…

Avertissement : une scène de consommation de drogue peut perturber un jeune public.

Critique(s)

Le titre Romeria revêt un double sens. Dans le sud de l’Espagne, il désigne un pèlerinage vers un sanctuaire ou un hommage à une figure religieuse. En Galice, région du nord-ouest, frontalière du Portugal où s’ancre le récit, il renvoie à une fête populaire. Le film endosse la polysémie du terme. Car c’est bien une sorte de pèlerinage qu’effectue Marina, une découverte de parents inconnus dont elle veut comprendre l’absence. Les fêtes, comme celle à laquelle elle participe avec son cousin, rappellent l’effervescence émancipatrice post-franquiste de la Movida et son revers, la drogue et le VIH.L’Humanité - Michaël Mélinard, 21/05/2025
Simón filme ces retrouvailles familiales avec un talent sociologique aussi subtil que puissant. Sa caméra mobile se glisse dans les conversations de cuisine, épouse les mouvements des corps sur le bateau, traduit physiquement les rapports de force. Ses images ont un caractère tactile et la lumière galicienne devient progressivement un personnage à part entière du récit. Attention : si “Romería” cultive par moments des airs de cinéma contemplatif, le film n'hésite pas à montrer les dents quand il le faut.Première, Gaël Golhen, 23/05/2025
Avec une grande douceur, baigné dans la lumière chaude de la côte de Galice magnifiquement filmée par la chef opératrice Hélène Louvart, Romeria se veut chaleureux et réparateur. Mais progressivement, alors que Marina sympathise de plus en plus avec ses cousins ou l’un de ses oncles marginaux, Romeria se teinte d’amertume, tout en se détachant progressivement de son approche réaliste du pèlerinage. Dans une démarche qui n’est pas sans rappeler, dans un autre registre, la démarche de Mia Hansen-Love dans “Bergman Island”, la vérité de la mémoire dans “Romeria” ne se trouve pas dans la recherche érudite, voire quasiment documentaire, mais dans l’échappé romanesque de l’inconscient, par l’entremise de la fiction.Cinématraque, Julien Lada, 21/05/2025

Bande Annonce / Extrait

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