Film en compétition

YELLOW LETTERS

Allemagne, France
2026
2h09
VOST
De :
Ilker Çatak
Image :
Judith Kaufmann
Scénario :
Ilker Çatak, Ayda Çatak, Enis Köstepen
Musique :
Marvin Miller
Avec :
Özgü Namal, Tansen Biçer, Leyla Smyrna Cabas
Séance(s)

Jeu. 05 Mars / Espace des Arts GE / 20H15

Sam. 07 Mars / Espace des Arts GE / 9H45

Jeu. 05 Mars / Espace des Arts GE / 20H15

Sam. 07 Mars / Espace des Arts GE / 9H45

Professeur à la faculté d’Ankara, Aziz reçoit la ”lettre jaune” qui lui signifie arbitrairement sa révocation. Quand sa femme Darya, célèbre comédienne au théatre National, la reçoit à son tour, c’est le coup de grâce pour le couple. L’un et l’autre, condamnés pour leurs idées, sont obligés de se réfugier à Istanbul chez la mère d’Aziz. Le compromis entre cette précarité nouvelle et leur engagement politique va mettre leur mariage et leur vie familiale à l’épreuve.

Après “La Salle des Profs”, projeté au Festival Chefs Op’ en Lumière en 2024, Ilker Çatak réalise un film passionnant sur un couple qui défend une vie digne et des idéaux, en tant qu’artistes et parents.

Ours d’or, Berlinale 2026

Critique(s)

Dans le poignant drame familial « Yellow letters », le réalisateur turc d'origine allemande İlker Çatak utilise un contexte culturel décalé pour raconter son histoire de répression autoritaire. Le film annonce d'emblée que son action se déroule à « Berlin comme Ankara », la capitale allemande remplaçant son équivalent turc, comme si le film lui-même était en exil politique. Il en résulte un drame d'une universalité surprenante, où un couple aisé devient la cible de licenciements injustes et de persécutions pour avoir exprimé des opinions politiques dissidentes contre le régime turc. Çatak s'attache, tout au long de son récit, aux conséquences intimes de cette dynamique et à la manière dont les rouages ​​de l'État sont instrumentalisés et appliqués de façon personnelle.Variety, Sidhant Adlakha, 13/02/2026
Cependant, une chose en cachant une autre, c’est surtout une histoire de couple que le réalisateur observe méthodiquement, l’attente et l’absurdité à la Samuel Beckett provoquées par l’oppression politique subie masquant une déconstruction abrasive et féministe à la Elfriede Jelinek. Mais ne nous y trompons pas, s’il est irrigué souterrainement par un solide corpus de références intellectuelles et théâtrales (le milieu naturel des protagonistes), le film prend grand soin de rester très accessible au grand public, concoctant un mélange étonnant mêlant une sorte de soap-opera à Shakespeare, et un genre de "mainstream" à l’américaine (centré sur les personnages à la sauce turque) à de l’humain passé au détecteur de conflits sous-jacents dans le style de Nuri Bilge Ceylan.Cineuropa, Fabien Lemercier, 13/02/2026
(…) L'intensité du jeu des deux acteurs principaux maintient l'intérêt du spectateur. Namal, habituée des séries et feuilletons turcs, est particulièrement marquante dans le rôle de cette femme pour qui l'instinct de survie prime sur la lutte contre l'autorité. L'instinct de survie de Derya est bien plus développé que celui de son mari, même si Aziz finit par trouver sa propre manière de défier le système tout en préservant son intégrité artistique. Dans cette version semi-fantastique de la Turquie imaginée par Çatak, chacun doit faire des compromis avec la réalité, y compris les cinéastes eux-mêmes.The Hollywood Reporter, Jordan Mintzer, 13/02/2026

Bande Annonce / Extrait

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